Exoplanètes en vue!

387 / Le Scientifil | Sofil | 04/04/2018 | 0 commentaires

Un ciel rouge, une seule face éclairée, un sol rocheux et pourquoi pas de l’eau liquide, voici la découverte récente (et exceptionnelle !) de la NASA. Situées à 40 années-lumière de chez nous, sept exoplanètes de la taille de la Terre pourraient accueillir la vie. Ces dernières gravitent autour d’une étoile naine, équivalente en taille à 11% de notre Soleil. A l’instar de son étoile, ce système est minuscule comparé à celui qui nous abrite. En effet, il pourrait être contenu dans la distance séparant le Soleil de Mercure, planète la plus proche de ce dernier. Il faut de 1,51 à 2,42 jours terrestres à ces planètes pour effectuer leur révolution autour de leur étoile mais aussi leur propre révolution. Ainsi, la même face est constamment exposée au froid sidéral tandis que l’autre reçoit la lumière de l’étoile.

Nous pouvons à juste titre nous poser cette question : mais comment diable les astrophysiciens peuvent-ils avoir autant d’informations sur un système aussi lointain sans jamais y avoir mis les pieds ? Avec un avion classique, 44 millions d’années seraient nécessaires au voyage. Une théorie du complot n’est pas ici la bienvenue et c’est très scientifiquement que s’expliquent ces découvertes. En réalité, rien n’est certain et ces informations sont des déductions tirées d’observations du télescope belge TRAPPIST (TRansiting Planets and PlanestIsimals Small Telescope) situé au Chili. Afin de détecter la présence de planètes autour d’une étoile, les variations cycliques de luminosité de cette dernière sont étudiées et indiquent la présence ou non de planètes. Dans notre cas, le plan d’orbite est dans un bon alignement ce qui facilite grandement la tâche. Cette méthode est communément appelée « méthode des transits ». Comment alors connaître la composition des atmosphères potentielles ? En traversant une atmosphère, tout spectre lumineux est modifié. Ce changement est caractéristique des compositions atmosphériques. Les scientifiques peuvent alors en déduire par comparaison avec le spectre d’émission direct de l’étoile la composition des atmosphères, même pour des planètes très éloignées. Les flux lumineux reçus par le sol de ces exoplanètes permettent également de supposer la phase de l’eau présente sur ces planètes et, d’après les chercheurs, au moins trois des planètes pourraient abriter de l’eau liquide propice (et même nécessaire) à la vie.

C’est donc avec impatience que nous scrutons le lancement du remplacent de Hubble fin 2018, James Webb, qui à coup sûr pourra aider à étudier ce système prometteur plus en profondeur !

Source : https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/la-nasa-detecte-au-moins-3-exoplanetes-pouvant-abriter-de-l-eau-liquide-a-leur-surface_110717

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